mercredi 1 août 2012

Bad news for Mitt Romney !


Selon un sondage réalisé par l'Université de Quinnipiac pour le New York Times et CBS News polls Mitt Romney serait en mauvaise posture dans trois États clefs, à savoir l'Ohio, la Floride et la Pennsylvanie, qui représentent à eux seuls 67 des grands électeurs. Pour rappel, pour gagner l'élection un des candidats doit obtenir la majorité absolue de 270 votes au collège électoral sur 538 grands électeurs.

Ces trois États revêtent une importance stratégique indéniable surtout à trois mois du jour J. les données de ce sondage sont particulièrement pertinentes puisque l’échantillonnage a été réalisé sur des personnes qui ont véritablement l'intention d'aller voter et non uniquement en considération du nombre de personnes qui détiennent une carte électorale.  Aux vues de ces résultats, il semblerait qu'une large majorité des indépendants se prononce finalement pour Barack Obama, qui malgré une croissance en berne, semble plus apte à redresser le pays VS un Mitt Romney un peut trop businessman, qui plus est, refuse de rendre public sa déclaration d'impôt (petit détail qui reste en mémoire des Américains, surtout des moins fortunés). 

Voici les chiffres :

En Floride Obama est donné gagnant à 51% contre 45%, en Ohio, gagnant toujours à 50% contre 44% pour Romney. Et enfin plus étonnant en Pennsylvanie (État plutôtconservateur) Obama devance Romney de 11 points avec 53% contre 42%. Il reste à savoir si la tendance se confirme dans les prochains mois. A surveiller également, les Etats du Colorado, du Wisconsin et de la Virginie qui totalisent 32 des votes du collège électoral. Il sera difficile pour Obama de reproduire l'exploit de 2008 en remportant ces six Etats qui assurent tout de même 99 votes sur 270 ce qui est loin d'être négligeable. 


A.E


jeudi 19 juillet 2012

American Congress or... the do nothing institution !

"Do-nothing, good-for-nothing"

Harry Truman, à propos du 80e Congrès des États-Unis, 1948.


Malheureusement cette phrase est plus que jamais d'actualité. le 112e Congrès  (depuis 2011) en est la triste illustration.  Étant donné la platitude de cette course à la présidence, je propose de revenir sur un sujet sensible, parce que mal connu : le Congrès des États-Unis.

Au départ cette institution faisant l'objet du premier article de la Constitution devait, par le biais de la séparation des pouvoirs, préserver le peuple de toute tentative d'abus de pouvoir par l'exécutif. Or, l'interprétation stricte du principe de la séparation des pouvoirs associée à des règles complexes de fonctionnement interne, font du Congrès une institution rigide, compliquée et très critiquée. Depuis l'été 2011 seuls 10 à 20% des Américains approuvent le travail effectué par le Congrès. Je ne vous ferai ni un cours d'histoire, ni un cours de droit constitutionnel mais quelques précisions s'imposent.

En effet, pour ceux qui suivent un minimum ce qui se passe chez nos voisins du Sud, vous avez très certainement remarqué que ce que l'on retrouve au coeur de cette campagne des plus ennuyeuse c'est (selon le camp qui s'exprime) soit la mise en évidence de succès législatifs (Obamacare, plan de relance économique (le "Stimulus Bill", réforme de Wall Street, Baisses d'impôts, bonification de l'assurance emploi ...) soit au contraire la dénonciation de ces mêmes projets de loi. Malgré ces succès, d'autres projets de loi majeurs ont été défaits (le DREAM Act (aujourd'hui validé), le système de quotas pour limiter les émissions des gaz à effet de serre "Cap and Trade", la réforme du financement des campagnes électorales ...).

Alors comment fonctionne cette institution? Dans les grandes lignes, le Congrès est composé de deux chambres, le Sénat (100 sénateurs soit deux par États, élus au suffrage universel direct pour un mandat de six ans), et la Chambre des représentants (435 Représentants élus pour deux ans). Le nombre de Représentants pour chaque État est proportionnel au taux de population de chacun des États.

Ainsi, tous les deux ans les électeurs se rendent aux urnes. Tous les sièges des Représentants sont en jeu, ainsi qu'un tiers de ceux des Sénateurs. Les Représentants (et dans une moindre mesure les Sénateurs) sont donc en campagne électorale permanente. Ils doivent sans cesse rendre des comptes aux électeurs de leur circonscription dont les enjeux diffèrent grandement d’États en États. Il est donc très difficile d'obtenir la majorité suffisante de membres du Congrès pour faire passer des projets de loi à ampleur nationale. En effet, pour clôturer les débats et passer au vote d'un projet de loi il faut la majorité des deux tiers des Représentants et soixante sénateurs sur cent. A cela s'ajoute les différences idéologiques qui ralentissent voir paralysent dans de nombreux cas le processus législatif. Inutile de vous dire qu'il est extrêmement rare qu'un parti détienne de facto à lui-seul cette majorité. Il faut sans cesse marchander, négocier, pour tenter de séduire un nombre suffisant de modéré et d'indépendants susceptibles de faire pencher la balance en faveur ou non d'un projet de loi.

Un des effets majeurs de ces élections à date fixe est le vote sanction. En effet, comme les élections ont lieu tous les deux ans, une fois sur deux elles se déroulent en même temps que les élections présidentielles. Bien souvent dans ce cas-là, la majorité d'au moins une des deux chambres passe aux mains du parti du président. Mais, deux ans plus tard ont lieu les élections dites de mi-mandat. Et là, ce sont en grande partie  les frustrés et les mécontents des politiques mises en place par le gouvernement qui se rendent aux urnes. Et historiquement on constate que la majorité d'au moins une des deux chambres revient au parti de l'opposition, qui mettra tout en œuvre pour freiner les hardeurs du parti adverse.

Bien d'autres subtilités se cachent derrière cette institution. Mais comme je l'ai mentionné précédemment mon but n'est pas de vous assommer avec des détails, mais d'essayer de vous éclairer un peu plus sur le rôle du Congrès dans la conduite de la politique nationale aux Etats-Unis. Pour illustrer mes propos quant à la paralysie législative je vous invite fortement à lire cet excellent article d' Ezra Klein " 14 reasons why this is the worst Congress ever " qui analyse le Congrès actuel, soit  le 112e. Alors oui c'est un article en anglais, alors j'imagine déjà certains lever les yeux au ciel, mais il mérite l'effort et au pire il y a google translate !!!

A.E

samedi 30 juin 2012

Obamacare : la bataille continue

On ne parle que de ça partout dans la presse depuis jeudi, la Cour suprême des États-Unis a enfin tranché sur la question de la constitutionnalité de la réforme de l'assurance maladie. Les 26 États qui avaient formulé le recours auprès de la Cour ont ainsi été déboutés à cinq voix contre 4.

Composition de la Cour suprême

La Cour Suprême est composée de neuf juges nommés à vie par le président, et confirmés par le Sénat à une majorité des deux tiers. Cette instance portée par le troisième amendement de la Constitution est la moins démocratique (mais pourtant la plus respectée par l'opinion publique) de toutes les institutions politiques américaines. Comme les juges ne sont pas élus mais nommés par les présidents, la sélection des candidats se fait principalement sur des critères politiques. Les neufs juges doivent statuer sur la constitutionnalité d'une loi après sa promulgation (voir même après son entrée en vigueur). La Cour suprême légifère ainsi, sur des questions politiquement explosives qui encadrent la vie des Américains: "Unique en son genre, la Cour fait à la fois office de Conseil constitutionnel, de Conseil d'Etat et de Cour de cassation".










John Roberts: Président (Chief justice) nommé par George W. Bush











Antonin Scalia nommé par Ronald Reagan 
 









Anthony Kennedy nommé par Ronald Reagan

 









Clarence Thomas nommé par George Bush










 Ruth Bader Ginsburg nommée par Bill Clinton










Stephen Breyer nommé par Bill Clinton










Samuel Alito nommé par George W. Bush

  








Sonia Sotomayor nommée par Barack Obama










Elena Kagan nommée par Barack Obama 



C'est la voix de John Roberts (Chief Justice) qui fut déterminante pour l'avenir de la réforme de l'assurance maladie. En votant pour la constitutionnalité d'Obamacare (de son vrai nom Patient Protection and Affordable Care Act), la Cour suprême octroie au gouvernement fédéral une nouvelle prérogative en matière de santé publique. Vous trouverez ici le descriptif des deux votes principaux concernant les termes les plus controversés de la loi.

Décision historique

C'est une grande victoire pour Obama à quatre mois des élections. La réforme de l'assurance maladie est l'emblème de la présidence Obama. Il aura fallut plus de 14 mois de bataille au prix de  nombreuses concessions pour que ce projet de loi soit adopté au Congrès le 30 mars 2010. Autant dire que cette décision revêt une dimension historique. 
La pièce maîtresse de cette loi, à savoir l'obligation pour tout Américain "mandat individuel" de se doter d'une assurance maladie a été approuvée par la Cour. Plus de 30 millions d'Américains, jusque là dépourvus d'assurance, vont pouvoir en bénéficier. Cette notion d'obligation était le cheval de bataille des républicains qui exigeaient que ce principe soit déclaré anticonstitutionnel. Leur argument était que, jamais les Américains n'ont été forcés d'acheter quoique ce soit, sous peine de poursuites. Pour bon nombres de citoyens c'est une ingérence intolérable du gouvernement dans la vie privée des individus. 

Comment cette obligation va t-elle se justifier sur le plan législatif? Dans le carde de l'Obamacare on ne peut invoquer la loi "clause sur le commerce" (article 1 section 8 (3) de la Constitution) qui permet au gouvernement fédéral  de légiférer sur le commerce entre États, justifiant ainsi son ingérence dans des domaines qui ne lui sont ordinairement pas réservés. En effet, le Congrès peut légiférer et sanctionner des pratiques commerciales existantes et non une absence d'activité commerciale (dans le cas présent le refus d'un individu de se doter d'une assurance de santé). Le juge Roberts a déclaré que dans ce cas précis il s'agit de percevoir cette obligation comme une taxe. Les récalcitrant seront taxés.

La réaction des républicains face à cette décision ne s'est pas fait attendre. C'est désormais une bataille politique qui s'annonce. Les propos du juge Roberts quant à associer la réforme de l'assurance maladie à une nouvelle taxe, donnent aux républicains un nouvel angle d'attaque.  Le 11 juillet prochain la Chambre des représentants (à majorité républicaine) votera pour l'abrogation de la loi. Mais le Sénat à majorité démocrate n'ira certainement pas dans ce sens. Obamacare sera donc très probablement maintenue.

Pour une vision plus détaillée des enjeux inhérents à cette décision je vous réfère à cet excellent article du Devoir écrit par Guy Lachapelle, Professeur de science politique à l’Université Concordia et membre de l’Observatoire sur les États-Unis de la Chaire Raoul-Dandurand;  et Sarah Veilleux-Poulin, Candidate à la maîtrise en science politique de l’UQAM et coordonnatrice à la recherche à l’Association internationale de science politique.


A.E



mercredi 27 juin 2012

Le vrai McCain

En attendant de vous faire un petit compte-rendu de la décision de la Cour suprême concernant Obamacare,voici mon rapport de lecture.

Ambition du livre: Oh toute une histoire !! Alors Cliff Schecter se propose de nous parler du VRAI McCain. Pour mieux saisir son approche, je vous laisse avec cette phrase tirée de la quatrième de couverture: "Cet ouvrage est une véritable frappe chirurgicale dont la précision et l'effet de souffle devraient contribuer à dissiper les brumes qui entourent encore McCain, et à comprendre pourquoi il fascine certains par son culot".

Ce que j'ai aimé: A vrai dire pas grand chose. Bon ne soyons pas trop méchant non plus, il est vrai que ce livre détaille, décortique la vie de l'ancien candidat à la présidence. Tout y passé en revue, son histoire personnelle, son passé militaire, mais surtout sa carrière politique et en particulier ses nombreux revirements d'opinions. 

Ce que je n'ai pas aimé: L'auteur exprime clairement son antipathie envers McCain ce qui laisse un sentiment de parti pris un peu trop présent à mon goût. En commençant le livre, je pensais en apprendre davantage sur toutes les facettes de la personnalité de McCain. Finalement, seuls ses côtés obscurs ont été exposés. Il n'y a aucune référence positive sur le personnage dans cet ouvrage. Pour l'auteur, McCain est un hypocrite, manipulateur, calculateur, girouette. Rien n'est naturel chez lui. Ce qui doit très certainement être vrai en grande partie, mais il m'est difficile de croire que sa personnalité se résume à ça. Je me demande bien ce que Cliff Schecter aurait écrit sur Bush.
Même lorsque l'auteur évoque des projets de loi progressistes soutenus par McCain (comme le financement des campagnes, la réforme de l'assurance maladie, l'augmentation des impôts pour les plus riches, et l'environnement, et j'en passe), c'est pour mettre en évidence les multiples revirements d'opinions de McCain sur ces sujets, pour servir ses ambitions politiques. A croire qu'il est le seul à employer cette stratégie. Pas une seule fois Cliff Schecter n'a évoqué l'existence de ce genre de comportement de la part de certains démocrates, à des fins politiques également, ce que je trouve dommage.


Pour finir, vous l'avez compris, même si ce livre nous éclaire sur l'ensemble du personnage qu'est John McCain, il manque cruellement de nuance. 


A.E

mardi 19 juin 2012

Le temps des Kennedy

Ambitions du livre: définir ce qu'est et comment a été forgé le mythe Kennedy. Et surtout quels rapport a-t-il entretenu avec la réalité historique? Pour répondre à ces questions Antoine Coppolani étudie les figures de John F. et Robert F. Kennedy. 

Ce que j'ai aimé: Objectifs en grande partie atteints. Dans le premier chapitre, Antoine Coppolani s'attarde sur la création du mythe Kennedy après la mort de JFK, ce qu'on appelle l'école de Camelot (les défenseurs de la thèse du grand président martyr, voué à de grandes choses mais hélas rattrapé par son destin). La relève est difficile a assurer. Lyndon Johnson son successeur malgré l'accomplissement de grandes choses durant son mandat ne sera jamais reconnu pour ses succès. Il restera le président maudit non élu mais projeter dans le bureau oval en raison de l'assassinat de son prédécesseur. Difficile de s'affirmer dans ces conditions. 
L'auteur insiste également sur l'importance du style de Kennedy dans la construction du mythe et du personnage. Kennedy sur la plan politique a eu des débuts difficiles. Il n'a remporté l'élection présidentielle contre Nixon qu'avec une infime majorité. Nixon avait l'expérience et Kennedy le style et c'est ce qui lui a permis la victoire. 
Dans le second chapitre on retrouve les thèses qui vont à l'encontre du mythe Kennedy présentant les côtés obscurs de la famille et principalement du père Kennedy (Joseph) et de ses fils JFK et RFK. Même si elle font preuve d'une certaine mauvaise foi tout comme celle qui prône le mythe, cela permet de relativiser l'importance des actions réalisées par les deux hommes. Beaucoup d'initiatives mais peu de projets achevés surtout sur le plan de la politique intérieure. Morts trop tôt? Peut-être effectivement, mais surtout mauvaise stratégie politique pour beaucoup. 
Dernière chose positive à noter: la nature houleuse des relations entre JFK et son vice-président Johnson mais surtout entre RFK et Johnson. Pour finir l'évolution politique des deux frères plutôt conservateurs au départ, ils ont fini par incarner le libéralisme à son apogée. 

Ce que j'ai moins aimé: Même si on en apprend davantage sur l'univers des Kennedy, pas de grandes révélations pour autant, ni de prise de position réelle. L'auteur est resté un peu trop neutre à mon goût et l'intérêt de la présentation des thèses anti-mythe dans la réalité historique n'est pas évident. Finalement, l'auteur se concentre un peu trop sur JFK et moins sur son frère qui a mon sens mérite plus d'intérêt. Il n'a pas été que l'ombre de son frère.

Livre que je conseille néanmoins car très bien écrit et permet d'avoir une vision globale de la période Kennedy.

A.E 
 

dimanche 17 juin 2012

L'American Dream à l'honneur !

Barack Obama s'est exprimé vendredi en faveur du "Dream Act", loi qui régulariserait les enfants arrivés très jeunes aux États-Unis, qui sont diplômés mais menacés d’être renvoyés dans un pays dans lequel ils n'ont jamais vécu. Dès lors, plus de 800 000 jeunes bénéficieront d'un permis de séjour  sans pour autant devenir citoyens. En effet, il ne s'agit pas de promouvoir la légalisation massive des immigrés, mais de permettre à ceux qui le "méritent" de pouvoir profiter d'un statut de résidence légale: “Now let’s be clear: this is not an amnesty,” “This is not a path to citizenship. It is not a permanent fix.”


C'est un coup de maître de la part du président qui peut désormais s'assurer du vote latino le 6 novembre prochain. Électorat qui justement exprimait de plus en plus son mécontentement et sa déception vis-à-vis des politiques d'Obama. Seuls les jeunes immigrés arrivés sur le territoire à l'âge de 16 ans et moins, diplômés et sans casier judiciaire pourront bénéficier de cette loi. Obama peut désormais compter sur le vote des jeunes, ce qui lui permet de dynamiser sa campagne. Avec cette référence à l'American Dream dans son discours, Obama marque des points et rappelle que l'Amérique reste le Land of opportunies : “They are Americans in their heart, in their minds, in every single way but one: on paper”.

Il coupe l'herbe sous le pied du sénateur de la Floride Marco Rubio, qui pour profiter du mécontentement d'une certaine partie de l'électorat hispanique envers les politiques de la Maison-Blanche, tenta (sans succès) de faire voter au Congrès une version minimaliste du Dream Act, dans l'espoir d'augmenter le score des républicains chez les Latinos. Les conservateurs s'opposaient à ce projet qui annoncerait, selon eux le déclin moral et religieux de l'Amérique. Sans parler de ces étrangers qui viennent voler les emplois des Américains...

C'est un coup dur pour les républicains, qui dénoncent une atteinte au principe de la séparation des pouvoirs, qui stipule en autre que le président ne doit pas intervenir directement dans le processus législatif. En agissant par décret Obama fait un pied-de-nez au Congrès dominé par les républicains massivement opposés au projet de loi. Il dénonce une fois de plus, l'immobilisme du Congrès.

A.E

vendredi 15 juin 2012

Enfin un discours rassembleur !

Après une semaine difficile (économie morose, Romney obtient en mai plus de financement que le président, la victoire de Walker dans le Wisconsin, Bill Clinton qui désapprouve publiquement la Maison-Blanche) Obama a tenu hier un discours enflammé à Cleveland (Ohio) où il défend avec ferveur sa présidence et son programme de relance économique. 



On n'avait pas vu de discours aussi engagé et rassembleur depuis celui de l'état de l'Union en janvier dernier. L'appel à l'unité du parti était nécessaire. En effet, depuis quelque temps déjà, un bon nombre de démocrates doutent des capacités du président à vaincre Romney en novembre prochain. Mais Obama en grand orateur est parvenu à susciter de nouveau l'espoir et l'enthousiasme. L'ensemble de ses thèmes de campagnes a été évoqué, tels que, l'augmentation des investissements dans l'éducation, la formation, les infrastructures ainsi que dans le secteur de la recherche et du développement.

Obama appelle les électeurs à faire le bon choix en novembre prochain. Il s'agit pour les Américains de déterminer quelle vision de l'avenir ils souhaitent défendre. Sans ménagement, il demande aux citoyens de faire face à leurs responsabilités en mettant fin à l'immobilisme politique qui sévit à Washington: “The only thing that can break that stalemate is you”. Le message est clair: vous désapprouvez les politiques du Congrès. Romney est l'un des leurs: “I want to speak to everybody who is watching who may not be a supporter, may be undecided or thinking about voting the other way. . . . If you want to give the policies of the last decade another try, then you should vote for Mr. Romney. . . . You should vote for his allies in Congress. You should take them for their word.”


L'appel est désormais lancé. L'avenir nous dira si le président a su convaincre les Américains de renouveler leur confiance pour quatre ans supplémentaires....


A.E